Beethoven I - calendrier, programmation & billetterie

Beethoven I

"Départ" le 14.4.27
Ludwig van Beethoven

Symphonie n° 1 en do majeur op. 21
Symphonie n° 4 en si bémol majeur op. 60
Symphonie n° 5 en ut mineur op. 67
"Des héros et antihéros" le 15.4.27
Ludwig van Beethoven

Symphonie no 2 en ré majeur op. 36
Symphonie n° 3 en mi bémol majeur op. 55 "Eroica".
"Chants de la nature" le 16.4.27
Ludwig van Beethoven

Symphonie no 6 en fa majeur op. 68 "Pastorale".
Symphonie no 7 en la majeur op. 92
"A la joie" le 17.4.27
Ludwig van Beethoven

Symphonie no. 8 en fa majeur op. 93
Symphonie no 9 en ré mineur op. 125
Participants
Daniele Gatti Chef d'orchestre
Sara Blanch Soprano
Christa Mayer Alto
Bernard Richter Ténor
Georg Zeppenfeld basse
Chœur de l'Opéra de Saxe de Dresde

"En route"
Le cycle anniversaire de toutes les symphonies de Ludwig van Beethoven, conçu par Daniele Gatti et la Sächsische Staatskapelle, commence avec le jeune compositeur et l'énergie d'un nouveau départ. La Première se rattache encore de manière audible aux modèles Haydn et Mozart. Mais dès l'accord d'ouverture, Beethoven déplace les attentes. La Quatrième apporte une mobilité sereine et une élégance sonore, avant que la Cinquième ne devienne un tournant dramatique : Le fameux motif initial donne lieu à un développement qui mène "à travers la nuit jusqu'à la lumière". Une nouvelle œuvre de commande de notre époque entre en dialogue avec ces trois symphonies et reflète l'idée de Beethoven du renouveau musical dans une perspective contemporaine.

"Des héros et des antihéros"
Les symphonies de Beethoven parlent souvent de gestes héroïques et de leurs ruptures. La deuxième surprend par son énergie débordante et son humour inattendu. Elle a été composée à une époque de crise personnelle, lorsque le compositeur a écrit pour la première fois sur sa surdité progressive. Sa sérénité n'en est que plus étonnante. Avec l'"Eroica", Beethoven élargit radicalement l'espace symphonique : à l'origine dédiée à Napoléon, l'œuvre devient une réflexion musicale sur la grandeur, l'échec et l'ambivalence humaine. Entre pathos et ironie, un vaste arc expressif se déploie. Une nouvelle œuvre de commande se confronte à ce champ de tensions et se demande comment l'idée de l'héroïsme peut être entendue aujourd'hui.

"Chants de la nature"
Avec la "Pastorale", Beethoven ouvre la symphonie à un nouveau monde sonore. Les cris d'oiseaux, les orages et les scènes champêtres deviennent des images musicales d'une nature animée. Mais le compositeur ne considérait pas cette œuvre, créée en 1808, comme une simple musique à programme, mais comme "une expression de la sensibilité plus que de la peinture". La Septième, composée en 1813, déploie elle aussi une énergie élémentaire. Richard Wagner l'appelait "l'apothéose de la danse" : une musique dans laquelle le rythme et le mouvement agissent comme des forces naturelles. Les deux œuvres montrent que le jubilaire est un compositeur de grandes énergies naturelles et vitales. Une nouvelle œuvre de commande complète ce dialogue et prolonge les images de la nature de Beethoven dans un langage sonore de notre époque.

"À la joie"
À la fin du cycle anniversaire, deux œuvres élargissent la pensée symphonique. La Huitième de Beethoven surprend par son humour, son acuité rythmique et sa légèreté ludique : une symphonie pleine d'idées surprenantes. Avec la Neuvième, créée en 1824, le compositeur dépasse les limites du genre : le chœur et l'orchestre s'unissent dans une vision musicale de liberté, d'humanité et de communauté. La symphonie esquisse une image utopique d'un monde dans lequel la voix de l'individu se fond dans le son commun. Une nouvelle œuvre de commande s'intercale entre ces symphonies et ouvre un dialogue sur l'idée que Beethoven se fait d'une musique qui dépasse largement sa propre époque.

Sous réserve de modifications.